Mercredi 28 Mai s’est tenu le troisième conseil municipal de la nouvelle mandature. 13 élus sur 15 étaient présents, Patrick Berneau secrétaire de séance. Nous étions 6 ou 7 spectateurs, dont deux anciens élus.

 

 Le compte rendu du conseil du 30 Avril est adopté à l’unanimité après prise en considération de deux modifications demandées par Noël Grand au sujet de l’intervention qu’il souhaitait faire à la suite de propos qui avaient émaillé la campagne électorale.

 

Eco hameau : Vous ne vous étonnerez pas que je développe plus longuement ce point, m’étant investi trois années durant pour faire aboutir ce projet, qui rappelons le est pour l’instant porté par la communauté de communes,  retenu et subventionné par la région.

  C’est le maire qui présente l’historique du dossier, avec l’objectivité que l’on peut imaginer. Rappelons pour mémoire qu’il ne s’est jamais déplacé à aucune réunion (avec la région à Mende, avec le conseil général et l’association « éco hameau en cévennes »). Il n’a pas plus participé aux 7 réunions préparatoires pour décider quel cabinet serait retenu (appel d’offres rédigé par Christine, qui s’était beaucoup investie sur ce dossier, et ouverture des plis avec Annie Goisset Pascal). J’ai noté avec précision quelques remarques des conseillers :

  Mr Deldic : « J’ai beaucoup de doutes sur l’utilité de cet éco hameau ! Je trouve ce projet un peu trop communautaire » (voulait il dire communautariste ?). « Quelle idée de mélanger les personnes âgées avec d’autres populations » (il ne doit jamais avoir entendu parler de lien social).

 

  Mme Massal : « Il est très mal placé à l’entrée du village ! Il ne faut pas que ça se fasse à part du village » (elle aurait du lire le cahier des charges !).

 

Mr Pouget : « Il y a déjà les HLM en bas. Cela fera une seconde zone ici. On ne va pas parquer les gens ! » (Je te conseille Serge à toi également la lecture du cahier des charges qui développe cette thématique).

 

Le maire : « Il faut qu’on garde des réserves foncières, pour y développer une activité économique »  (Je croyais que Mme Massal trouvait le site inadapté à des constructions, pensez vous qu’une activité économique prendra plus en compte l’environnement qu’un habitat groupé ? Sa construction n’aurait elle pas été facteur de développement économique ?)

 

Mme Clauzel : « Dans un village, on ne fait pas un village dans un village. » Pourtant il était prévu d’y faire un lotissement ! Au Pont de Montvert, dans ce cadre là, Sophie Pantel  qui était maire a construit 28 maisons ou appartements, tous occupés à ce jour.

 

Le maire : « Si la communauté n’avait pas les moyens, ce serait à la commune de financer le projet. » Que répondre à de tels propos, dans la mesure où rien n’était décidé sur ce point, et où il était fortement envisagé de passer par un partenaire comme pour les HLM. C’était à l’étude de faisabilité de nous donner des éléments, de rechercher des contacts, et soit le maire ment, soit il a oublié.

 

Mme Massal, suite à l’intervention de Noël sur le médecin: « Mais le médecin ne voudrait peut être pas habiter l’éco hameau. »

 

  Puis chacun y aller de ses propos « il pourrait aller aux HLM…..Il pourrait avoir envie de construire sa maison… »

 

   Enfin je garde pour la fin les propos de Mr Pouget, affirmant « qu’une étude de faisabilité, ça ne coûte pas 20 000 €, mais simplement 1500 €. » Une première chose m’interpelle…Pourquoi le maire n’est il pas intervenu pour rappeler que celle pour le village vacances avait coûté 30 000 €, de nombreuses réunions, plusieurs scénarii proposés, un document de 170 pages fourni. Pourquoi Gérard ne pas avoir rétabli un minimum de vérité ? Alors bien entendu tout le monde a avalé sans broncher les propos de Mr Pouget.

 

 Mais je veux interpeller directement Serge, car avant les élections on avait discuté, et on lui avait même proposé une place sur notre liste. Tout d’abord, je vais le rassurer. Il sera bien plus dans son élément dans une équipe qui prône la réaction qu’avec nous qui cherchions à inventer pour le territoire. Ensuite, Serge, peux tu penser une seule seconde, toi qui travailles dans le secteur économique, que la région subventionnerait un projet à hauteur de 20 000 € si le cahier des charges permettait de répondre au projet pour 1500 €. Toi qui es à la communauté de communes, Christine te dira que plusieurs prestataires n’ont pas répondu, trouvant l’enveloppe financière inadaptée.

 

  Ensuite, avant d’affirmer en conseil municipal avec autant d’assurance ces propos, il faut se renseigner, travailler sur les documents. On n’est pas au théâtre, on travaille sur des éléments objectifs. Alors, puisque apparemment tu n’as pas consulté le dossier, je me permets, pour toi et tes colistiers, de donner les éléments que Gérard aurait pu te donner, ou qu’il aurait pu me permettre d’exposer pour rendre à ce faux débat un peu plus d’objectivité.

 

                    C’est donc l’atelier INEXTENSO d’Ales qui avait été retenu.

Participaient à l’étude :

Deux architectes, dont un spécialisé sur la compréhension de l’impact de l’acte de construire (Hérvé Rédares) et l’autres des la haute qualité environnementale (Hugues Baudouin).  

Un  urbaniste de « la ville demain »(Joël Bertrand)

 

Le directeur de « toits de choix », association qui se consacre à l’habitat participatif. Dans un premier temps il y avait une présentation sur l’habitat participatif et des réunions d’approfondissement. Une option possible pour poursuivre le projet si la commune le souhaitait (4820 €).

Enfin 11 réunions, dont quatre publiques et les autres avec le comité de pilotage étaient prévues. Un document complet devait être fourni.

                            Le coût total était de 19 670 € HT.

  Je pense qu’il était indispensable de mettre un peu d’objectivité et de réalisme dans ce débat, pour que dans la salle du conseil ne soit dit « n’importe quoi, et surtout ne soit cru n’importe quoi !

 

Troisième tranche Malmeillas : Du 3 Février au 3 Avril s’est déroulée une enquête publique au sujet des servitudes de passage. Aucune remarque n’ayant été formulée, la préfecture considère que les servitudes de passage sont effectives. A présent on attend les subventions pour la réalisation des travaux. Le maire considère que c’est une piste DFCI, et qu’elle sera prochainement classée voire communale. Je rappelle que cette route est bien une route communale classée et répertoriée en préfecture.

Pour le réservoir des Abrits, les financements sont accordés.

 

Maison des services : Là encore on entend des propos au sujet de l’architecte qui ne devraient aucunement être tenus dans cette salle, mais encore faudrait il que le maire se souvienne des décisions qui ont été prises, après maintes réunions. Il est dit que personne ne sait ou seront le bois, les enduits, les pierres !

   Le parement schiste est sur le devant, au sud, pour stocker la chaleur. Le bardage bois est en majorité sur l’arrière, car c’est un bâtiment évolutif. Le reste est à base d’enduits chaux. (vous avez le plan avec les matériaux utilisés dans notre journal de Janvier 2014)

  Je ne pense pas que ce principe ait été modifié, et si on pensait à projeter les photos, les spectateurs, et pas qu’eux je pense, comprendraient mieux ce dont on parle.

 

  J’ai noté comme réflexion :

 Mme Brito : c’est moderne, c’est moche !

 Mr Pouget : S’insurge car les murs ont été modifiés, d’après lui. Je me renseignerai, mais encore aurait il fallu savoir quelle face était représentée sur la photo.

 

 TAFTA ou grand marché transatlantique : Pierre Maes a assisté à la dernière réunion de Saint André de Lancize (a laquelle assistait madame le maire) sur ce traité. Nous étions plusieurs de St Etienne à y assister également. Dimanche Pierre a rencontré le maire pour lui demander le soutien du conseil municipal pour l’organisation d’une réunion sur ce traité qui impacterait fortement notre économie. Le maire lui avait répondu qu’il soumettrait cette proposition au vote du conseil.

 Mais ce mercredi pas de vote…C’est non, avec en plus comme réponse :

 

C'est de la politique, cela ne nous concerne pas. Si les Etats n'y arrivent déjà pas,

ce n'est pas Saint-Etienne qui fera changer le monde"

 

  Et pourtant des communes, des départements, des régions ont rejeté ce traité.

  A noter les propos de Mme Clauzel qui « ne partage nécessairement cet avis et demande au conseil un peu de recul avant de se prononcer ». C’est bien en cohérence avec sa proposition de refus des OGM, voté par notre conseil lors du précédent mandat.

 

  Comme a dit Pierre Maes, ce n’est pas grave, on le fera sans les élus !

                                                  Compte rendu rédigé par Jean Pierre HOURS